Enregistrement : Clair de Lune, Adagio

Cette semaine, j’ai réenregistré l’Adagio de la sonate Clair de Lune de Beethoven. Juste parce que je ne suis pas encore capable d’enregistrer le presto final comme je le voudrais. Ça a calmé ma frustration.

L’adagio est un mouvement régulièrement massacré, d’abord parce qu’il est “facile” ensuite parce qu’il est connu. Il n’y a aucune interprétation qui me plaise vraiment, tout le monde le jouant trop vite à mon goût. Pour moi, cette pièce doit se jouer de façon très sombre, très intérieure, comme si chaque note devait être la dernière.

J’ai toujours à l’esprit les enregistrements des grands pianistes disparus du XXe siècle : Gould, Kempff, Horowitz, etc. Leurs enregistrements de jeunesse étaient brillants et virtuoses, mais lorsqu’ils ont réenregistrés les mêmes pièces dans la maturité (cf les Variations Goldberg de Gould, version de 1956 vs. 1986 avant sa mort), on trouve souvent des bijoux bien plus fins, dépouillés de l’égo de la jeunesse, beaucoup plus sensibles et beaux à pleurer.

C’est de cet esprit que j’ai essayé de m’imprégner, enregistrant par un samedi après-midi pluvieux.

En espérant que vous aimerez autant que moi.

2014-10-26T06:15:34+00:00 26 octobre 2014|Catégories : Enregistrement|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Enregistrement : Clair de Lune, Adagio

À propos de l'auteur :

J'écris parce que ça m'aide à réfléchir. Je publie pour que ça serve. Spécialiste calcul et modélisation thermodynamique chez Cellier Domesticus. Photographe. Pianiste. Développeur spécialisé en Python pour le calcul et la modélisation. Auteur de bouquins et de blog sur les sciences et la technologie. Expériences précédentes dans la fonction publique territoriale, les moteurs électriques industriels, les voitures solaires en fibre de carbone et le non-sens académique (maths sup, DUT).
lectus Donec Phasellus velit, non elementum odio dolor